Éditorial

L’Île des Loups un « ensemble boisé remarquable »

Nous avons obtenu de l’association « ARBRES » le label « Ensemble arboré remarquable » pour l’île des Loups située sur la Marne à la fois sur les communes de Nogent et du Perreux. 
Après approbation d’une convention engageant les différentes parties, ce label a été remis, sur l’île, le 23 septembre 2021 à la maire du Perreux, Christel Royer, au maire de Nogent, Jacques J.P. Martin, ainsi qu’à l’association à l’initiative de cette démarche « l’île des Loups environnement ».
La commune de Nogent est propriétaire d’une parcelle de plusieurs hectares richement arborée sur la partie de l’île située sur le Perreux. Elle est actuellement portée en « Espace boisé classé » dans le Plan Local d’Urbanisme du Perreux.
Le maire de Nogent nous a indiqué qu’il avait fait classer il y a 24 ans, par le Département avec le maire du Perreux de l’époque, cette parcelle en « Réserve naturelle volontaire ».
En accord avec les élus du Perreux, il a considéré qu’il fallait laisser, dans la Métropole du Grand Paris, des sites comme celui-ci, (sur une île, forestier et inondable) en libre évolution naturelle porteur de valeur pédagogique pour les jeunes.

Il a décidé de faire approuver par un prochain conseil municipal la charte des droits de l’arbre que lui a présentée le président de l’association « Arbres ».
Il fera circuler dans les écoles cette charte ainsi que la convention signée par la commune.
Le Projet d’Aménagement et de Développement Durable (PADD) du PLan Local d’Urbanisme Intercommunal (PLUI) en cours d’élaboration pour le territoire de «Paris-Est Marne et Bois» reprend cette proposition de préservation du chapelet des îles de la Marne ainsi que celle de la sanctuarisation de la végétalisation en place. 

Dans son volet environnement, il prescrit  la préservation des espaces verts privés des tissus pavillonnaires. 
En effet, ces jardins pavillonnaires relient par leurs boisements les massifs forestiers de l’Arc boisé et le bois de Vincennes. Ils permettent ainsi à la Métropole du Grand Paris de bénéficier d’une pénétrante verte ouverte sur les forêts du Sud-Est de la Région.
 
Cette pénétrante limite les îlots de chaleur des tissus urbains centraux, fixe les particules fines, les poussières, les oxydes d’azote de l’air et enrichit la biodiversité locale.  
Ces services écosystémiques sont renforcés par les couloirs de ventilations que représentent les boucles de la Marne avec leurs îles dont les espaces naturels sont préservés dans le projet de PLUI. 
Nos associations d’environnement peuvent contribuer à ce que le rapprochement de l’implantation des franciliens, des milieux des végétaux et des habitats de la faune se fassent à bénéfices mutuels sur nos territoires.
 
Les futures gares du Grand Paris situées dans ce tissu pavillonnaire arboré et proches des boucles de la Marne donneront accès à ces sites pour l’ensemble des franciliens.
Elles ont vocation à offrir, à ceux qui en sont privés dans la Métropole ainsi qu’aux touristes des territoires propices aux activités de loisir, au sport, au bien-être, liées à l’eau et à la forte présence de milieux naturels.  
Les gares du Grand Paris Express doivent préserver dans leurs alentours les services rendus par ces morphologies urbaines pavillonnaires associées aux boucles des vallées de la Marne. 
 
Christian Collin
Président de Val-de-Marne-Environnement